La rue sans nom, 1934

Pierre Chenal

La rue sans nom

Ce cinéma là a été détesté, méprisé, abhorré… au point qu’il pourrait relever de la provocation de le défendre aujourd’hui. Mais la France d’après guerre, la France de la décolonisation, celle des 30 glorieuses, celle de la crise… la France n’en a pas fini avec ses héros des années 30.
Et si Marcel Aymé, Pierre Chenal et Fréhel avaient encore des choses à nous dire? C’est sûr, ils nous parleraient de lâcheté quotidienne et d’amours torves mais nous aurions tort de ne pas les écouter. Car ce discours est celui de la misère et de ceux qui la vivent.
Dans une interview, Arnaud Desplechin se désolait du déficit de modèles héroïques dans le cinéma français d’antan, s’extasiant devant les cowboys de John Ford contre les grimaces de Fernandel. Mais ces héros américains, sont comme les oncles du même nom, ils ne nous parlerons jamais que d’un ailleurs imaginaire.
Alors que certains héros français de jadis, nous parlent de notre réalité.
Ici et maintenant!

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~ par 50 ans de cinéma sur 23 décembre 2015.

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