La lame infernale, 1974

La polizia chiede aiuto

Massimo Dallamano

Du sang, des meurtres, un délice de film comme disaient les jeunes filles d’antan.
Voilà qui est réjouissant mais ne suffit pas tout à fait, comme l’a illustré parfois la filmographie de Massimo Dallamano.
Si « La lame infernale » vaut mieux, à mon sens, que « Mais qu’avez-vous fait à Solange? » (pourtant plus connu), cela tient à la belle tenue de l’ensemble.
Ancien chef opérateur (et pas des moindres, comme en attestent les dollars de Sergio Leone) l’artisan Dallamano s’appuie sur un objet que l’on aurait pu estimer suranné dans ce genre de production : un scénario!
Ma cinéphile ne m’a pas conduit vers le cinéma le plus écrit, mais force est de constater que le giallo sanglant et excessif « La lame infernale » doit beaucoup au polar rigoureux « La lame infernale ».
Comme il se doit, tout commence par le meurtre d’une jeune fille. D’autres suivrons, toujours à l’arme blanche et filmés de manière très graphique. Mais nous sommes en 1974, en Italie et le cinéma se fait poreux vis à vis des pulsations du monde.
Ce sera donc, aussi, une histoire de politiciens corrompus et le portrait d’une société gangrenée par le crime.
Le mariage opère parfaitement, jamais cette option réaliste ne limite les visions horrifiques du cinéaste.

~ par 50 ans de cinéma sur 10 décembre 2018.

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