Valse avec Bachir, 2008

Vals im Bashir
Ari Folman

Au début, on culpabilise un peu.

Le premier rêve d’Ari, avec ses chiens enragés terrorisant la ville, nous ramène directement aux planches de Metal Hurlant. Un air de punk rock siglé 80’s et des visions guerrières destroy confirment l’impression : il s’agit d’un ami de la famille. « Valse avec Bachir » c’est Rambo revu par Moebius, un manga dantesque, le film du mois dans Starfix.

Nous savons pourtant qu’il ne s’agit pas de cela.

La sélection à Cannes et les critiques nous avaient préparé. Le premier film d’Ari Folman est un documentaire sur sa propre expérience de la guerre au Liban, au début des années 80. Le coeur de l’oeuvre est le massacre de Sabra et Chatila.

Le choix de l’animation permet des visions d’une grande puissance graphique. Il contient également tout le fond d’un film basé sur la reconstitution d’une mémoire parcellaire. Une image interroge le personnage (les fameux chiens) et cette image aboutira à la nouvelle vision d’un drame collectif, durant lequel, des soldats ont justement refusé de voir un massacre dont on utilisera les images contre eux.

La sensation du début n’était peut-être pas si fausse.

L’horreur d’une guerre oubliée, reléguée aux JT de l’époque, ne pouvait se matérialiser que dans un grand film de science fiction.

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~ par 50 ans de cinéma sur 23 novembre 2010.

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