Victor Victoria, 1982

Blake Edwards


Victoria, a la superbe voix d’opéra, ne trouve pas d’emploi. Jusqu’au jour ou elle se transforme en Victor, comte polonais.
Je ne compte pas parmi les inconditionnels de Blake Edwards. Son cinéma cocktail me semble souvent surévalué (par des cinéphiles pointus cela dit), parfois même tout simplement poussif (que seraient les « Panthères roses » sans Peter Sellers ?).
Raison de plus pour célébrer ses réussites. « Victor Victoria » pourrait avoir été réalisé dans les années 30 par Lubitsch, dans les années 50 par Wilder… et probablement pas aujourd’hui ! Considération réac ? Peut-être, mais force est de constater que si la comédie américaine nous fait toujours rire, elle a abandonné durant les années 80, toute ambition esthétique.
Outre son rythme trépidant et l’inventivité de ses situations, « Victor Victoria » offre le rire avec une classe constante.
Mancini à la musique illustre parfaitement le propos. Mélodies entêtantes, variations ludiques, orchestration mirifique… beaucoup de travail pour votre bonheur.
Edwards se permet donc de traiter sa comédie queer avec le faste d’un péplum tout en conservant la légèreté d’un musical.
Classe, je vous dis !

~ par 50 ans de cinéma sur 10 juillet 2018.

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