Mysterious skin, 2005

Gregg Araki


Le come-back est fulgurant et il laisse en rêver d’autres (Hal Hartley !!!).

Araki signe son film de la maturité. On aurait dû lui en vouloir et pourtant non. La maturité lui sied magnifiquement.
Fini les teens drogués mais pas les influences martiennes :
A huit ans, Brian Lackey se réveille dans la cave de sa maison, le nez en sang, sans aucune idée de ce qui a pu lui arriver. Sa vie change complètement après cet incident : peur du noir, cauchemars, évanouissements… Dix ans plus tard, il est certain d’avoir été enlevé par des extraterrestres et tente de se rapprocher d’un ancien camarade de classe qui suivait l’entrainement du même coach de baseball.
Le geek et le rebelle à la recherche de l’image traumatique.
Araki revisite les troubles adolescents sans renier ses passions honteuses et les origines de son cinéma. Hystérie camp, images glacées, hard rock et soucoupes volantes irriguent donc le drame.
Toutefois, la mise en scène se maintient dans une grâce absolue, comme ce plan final merveilleux qui se déploie sur la musique christique de Sigur Ros, rappelant que les nerds subliment parfois de terribles secrets.

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~ par 50 ans de cinéma sur 13 février 2018.

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