Bestiaire, 2012

Denis Côté

6 poissons devisent mollement dans l’aquarium d’un restaurant. Ils se figent soudain en découvrant que leur ami Howard sert de repas à un client de l’établissement. Cet incident les mènera à réfléchir sur «Le sens de la vie».
Denis Côté semble avoir pris au sérieux les interrogations de ces poissons qui portaient les visages des Monty Pythons.
Un univers carcéral : des grilles, des portes en métal, des râles, des coups contre le béton… Nous sommes dans un zoo canadien. Côté filme une industrie absurde qui stocke des créatures dans des hangars dans le but de les sauver.
Les bêtes râlent et frappent les murs.
Les bêtes crèvent.
Les savants fous du parc s’emparent alors de leur dépouilles, les vident, les brisent puis les modèlent afin redonner forme aux bêtes, désormais statufiées dans les poses sauvages qu’elles n’avaient jamais adopté de leur vivant.
Nous quittons alors les Monty Pythons pour rejoindre les grands inquiets de la science fiction, de Asimov à Vonnegut. Maintenant, sur Terre.

~ par 50 ans de cinéma sur 16 novembre 2017.

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