My own private Idaho, 1991

Gus Van Sant

Mike et Scott vivent parmi les marginaux de Portland, partageant leur solitude, les drogues et les hommes ou femmes à qui ils se vendent. Orphelins maudits, ils se lancent sur la route américaine.
C’est une époque déjà lointaine du cinéma américain indépendant. River Phoenix bien sûr… mais aussi Keanu Reeves, pas encore inféodé aux superproductions du vide.
Gus Van Sant pouvait inviter le vampire Udo Kier à partager salive et sueur avec les adonis dans de très arty photomontages animés. Il pouvait filmer le monde des dealers et tapineurs comme une cour shakespearienne. Il pouvait filmer ses stars dans la crasse, le manque et le désespoir comme s’il recréait le fantasme du grand roman américain avec Edward Hopper à l’image et Mark Twain au scénario…
Oui, c’était bien.

~ par 50 ans de cinéma sur 10 novembre 2017.

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