La flèche et le flambeau, 1950

The flame and the arrow

Jacques Tourneur

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Lombardie, XIIème siècle. Dardo, un héros à la Robin des Bois, est accompagné de ses loyaux compagnons. Ensemble, ils installent leur quartiers dans les ruines d’une église et préparent une insurrection contre le tyrannique comte Ulrich, qui retient prisonnier le fils de Dardo.

Burt Lancaster bondit, sourit, séduit… il fait très bien Robin des bois dans un film sans Robin des bois.

Toutefois, lors d’un duel final, quand il détruit un candélabre pour obliger son adversaire à combattre dans le noir, la politique des auteurs nous laisse penser que son geste est guidé par Jacques Tourneur.

Jusqu’ici, le cinéaste que l’on associe volontiers aux ombres et à la nuit nous épatait par sa capacité à faire flamboyer le Technicolor. Tout de même, cette aventure moyenâgeuse lui permet de filmer amoureusement les donjons et de s’amuser avec un sadomasochisme familial (tortures, chaînes et héros en collants…).

Nous aurions du nous méfier et Tourneur nous piège dans la séquence finale dont on ne sait plus si elle relève du sabbat ou du dessin animé.

Par ces perversions de mise en scène, «La flèche et le flambeau» production hollywoodienne de carton pâte et d’actrices à brushing retrouve l’esprit des fabliaux apocalyptiques de l’an 1000.

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~ par 50 ans de cinéma sur 24 septembre 2017.

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