Simple mortel, 1991

Pierre Jolivet

Où l’on repose l’éternelle question du cinéma de genre hexagonal.

Les années 90 étaient faites de promesses. Oubliés les tristes échecs de la décennie précédente. « Baxter » de Jérôme Boivin, « 36.15 code père Noël » de René Manzor, « Delicatessen » de Caro et Jeunet, « Baby blood » d’Alain Robak (tous portés disparue, à l’exception de Jean-Pierre Jeunet !) ouvraient des horizons jusqu’ici inespérés.
Horizons à nouveau défrichés grâce à Pierre Jolivet.

Jolivet est un réalisateur de talent,malheureusement sous-estimé, peut-être en raison de sa grande modestie.

« Simple mortel » est son meilleur film, le moins vu.
Le cinéaste part de son manque de moyen pour mettre en place un récit de science fiction de grande ampleur.

Puisqu’il n’y a rien à montrer, tout sera à entendre. Il part de la légende des Aurias et des Curias, 2 tribus antiques qui désignèrent leur meilleur combattant pour livrer un duel qui évita une sanglante bataille. Ici, la guerre se fait par planète interposée. A travers la radio, une entité extra-terrestre choisi un simple mortel pour effectuer une partie d’échecs dont les tenants et aboutissants lui échappent.
Jolivet exige une participation totale du spectateur, sommé d’accepter une intrigue basée sur l’invisible et le hors champs.

Nous serons récompensés par une série B dynamique et angoissante qui parvient à réaliser un vieux rêve d’Alfred Hitchcock.

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~ par 50 ans de cinéma sur 28 août 2017.

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