Les naufragés de l’île de la tortue, 1974

Jacques Rozier

Pierre Richard raconte que Rozier l’avait baladé d’île en île, à travers les Caraïbes, avec Jacques Villeret pour ne filmer, au final que le regard des 2 acteurs. Lorsque ceux-ci objectèrent que tout aurait pu être mis en boîte sur la plage de l’hôtel, le cinéaste leur répondit : dans vos yeux, ça n’aurait pas été pareil !
Cette phrase géniale s’applique également au réalisateur. En effet, si les comédies décalées de Jacques Rozier comptent de nombreux fans chez les cinéphiles, il me semble que c’est avec cette histoire de 2 agents de voyage partant jouer les Robinsons que sa folie douce s’exprime le mieux.
L’alchimie du duo Richard Villeret (avec participation du faux sosie de ce dernier, Maurice Risch) y est pour beaucoup. Mais, plus encore, le décor exotique crée une vibration particulière, un terrain de jeu hypnotique pour tous les rêveurs qui considèreront toujours un bois ou une dune comme un espace d’aventures.
En cela, le regard de Rozier, lui non plus, n’est pas pareil !

Publicités

~ par 50 ans de cinéma sur 22 août 2017.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s