L’ombre d’un doute, 1943

Shadow of a doubt

Alfred Hitchcock

Teresa Wright est Charlie, jeune fille de bonne famille qui s’ennuie dans sa campagne. Joseph Cotten est Charlie, l’oncle Charlie de la première, qui a besoin de rejoindre la campagne pour échapper à la ville un peu trop agitée.
Jean Douchet reproche à Truffaut de limiter l’analyse du film à un jeu de miroir entre les 2 Charlies, l’un étant évidemment la projection des fantasmes de l’autre, au dépend de la bonne vieille direction de spectateur hitchcockienne.
Pour Douchet, la charmante Charlie est un pur substitut du spectateur, lequel rêve d’aventures et se trouve fasciné par le diabolique Oncle Charlie.
On a le droit d’être d’accord avec les 2 spécialistes du maître, une théorie n’excluant pas l’autre, ni même les hypothèses politiques (des auteurs) qui verraient le cinéaste entrer à Hollywood derrière le masque d’un bon tonton britannique qui aurait quelques fantômes dans ses bagages…
Je me permettrai d’ajouter que « L’ombre d’un doute » a probablement aussi servi de matrice à quelques italiens baroques.
Car, si Charlie incarne la projection du spectateur, ce dernier sadique forcément sadique, s’en sert comme d’un double mais également d’une toile vierge pour ses pensées les plus inavouables.
Charlie ne le savait pas mais elle était la première héroïne de giallo!

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~ par 50 ans de cinéma sur 4 août 2017.

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