Le point de non-retour, 1967

Point blank

John Boorman

Donald E. Westlake a imaginé l’histoire piquante d’un gangster psycho-rigide, entièrement tendu vers l’objectif de récupérer les 93000 dollars que lui ont subtilisé sa compagne avec ses anciens complices de casse.
Adapté par John Boorman, cela se transforme en monument pop, collusion du swinging London avec le classicisme hollywoodien le plus viril, comme Angie Dickinson au bras de Lee Marvin.
Lors d’une reprise au « Grand action » avec Boorman en invité et Michel Ciment en présentateur, le malaise m’avait saisi : le problème des échanges avec les cinéphiles, c’est que ces derniers prennent la parole. Alors, les cinéphiles parisiens d’enchaîner les non questions, uniquement destinées à étaler leurs références au cinéaste comme au critique. Chaque main qui se levait se devait de faire le lien avec un autre réalisateur, qui de Godard, qui de Kurosawa, Resnais…
Michel Ciment s’était même retrouvé à bougonner que pour lui, « Le point de non-retour » était unique.
Vrai Michel.
Le médiocre remake produit par Mel Gibson ne fera que le confirmer.
Durant l’échange, Boorman faisait référence aux grandes chaussures de Lee Marvin et il touchait le coeur de l’affaire : son second film est une comédie musicale muette, dont la mesure est donnée par la marche forcée du gangster traquant les traîtres comme de la star qui joue de sa stature dans un burlesque No.
On avait jamais vu ça…

Publicités

~ par 50 ans de cinéma sur 7 juillet 2017.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s