Bad lieutenant, 1993

Bad Lieutenant
Abel Ferrara

Cette année, Abel Ferrara nous aura proposé une réflexion pesante sur la création (« Snake eye »), une brillante série B de commande (« Body snatcher ») et le chemin de croix d’un flic pourri (« Bad lieutenant »). Un marathon hallucinant pour un artiste toujours aux limites de l’auto combustion.
« Bad lieutenant » est donc un beau film épuisé.
Harvey Keitel offre son corps de gladiateur en fin de carrière à la caméra de son impitoyable metteur en scène et crée l’une des ordures les plus passionnantes du cinéma moderne. Soit un flic pourri et drogué accumulant les dettes. Lorsqu’une nonne est violée par deux hommes dans une église, celle-ci place une récompense sur la tête des deux criminels. Le Lieutenant voulant payer les dettes qui mettent en danger sa propre vie, décide de rechercher les criminels, tel un chasseur de primes.
Plus sulpicien que jamais, Ferrara s’empare de ce corps pour visiter les bas fonds les plus fangeux de New-York et se confronter aux instincts les plus primaires des hommes. Tant de souillures valent bien une ultime rédemption. Quelques secondes de grâce avant de prendre une balle dans la tête !

 

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~ par 50 ans de cinéma sur 14 juin 2017.

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