The king of New-York, 1990

Abel Ferrara

Ferrara est rattrapé par son surmoi janséniste.

Comme pour les illustres modèles Pasolini et Scorsese, la souffrance ne saurait rester stérile mais chaque bienfait des hommes ne peut s’accomplir que dans cette souffrance.
La douleur est celle d’un gangster sanguinaire décidé à investir son argent sale dans une bonne oeuvre.

Paradoxe des grandes tragédie, c’est la lutte opiniâtre des policiers qui l’empêchera de fonder l’hôpital dont il rêvait.
La trame aurait bien servi une comédie subtile d’Ernst Lubitsch, Ferrara en fera une descente aux enfers. Dans ses premiers films il se faisait observateur de la société. On sent, aujourd’hui poindre le désir de la changer en profondeur. Mais l’artiste est maudit et ses réflexions n’aboutissent qu’au chaos.
« The king of New-York » effraie mais il bouleverse parfois, lorsque sur le masque de vampire du génial Christopher Walken naît un sourire d’enfant pour qui la vie serait, après tout, une belle chose.


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~ par 50 ans de cinéma sur 11 juin 2017.

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