Twin Peaks – fire walk with me, 1992

David Lynch

Après les essais arty, après le séminal “Blue velvet”, après les errements hollywoodiens, après la renaissance télévisuelle, naît le premier authentique chef d’œuvre de David Lynch. L’invitation du titre, le feu marche avec moi, est une déclaration au spectateur. Celle d’un cinéaste au sommet de son génie conceptuel qui ouvre les portes d’une cathédrale sensorielle unique.
Pourtant, la méfiance rôdait chez ceux qui avaient peu goûté l’hystérie de «Sailor et Lula» ou avaient abandonné la seconde saison de «Twin Peaks».
C’est face à une certaine circonspection que David Lynch a présenté à Cannes la version ciné de sa série culte, produite par les français de Ciby 2000.
Beaucoup se perdirent dans ce labyrinthe mentale qui n’ambitionne jamais d’éclaircir les épisodes qui l’ont précédé, bien au contraire.
Beaucoup se perdirent donc, et cela pour leur plus grand bonheur.
Les questions de la mode, de la branchitude ou de l’aura rockn’roll du réalisateur ne se posaient plus. Lynch s’est rechargé, pour se recréer en artiste de cinéma déployant le 7e art par ses talents de peintre et de musicien.
«Twin Peaks, fire walk with me» est inracontable et c’est très bien comme cela. Tout juste pourrait-on évoquer des scènes comme pour un jeu vidéo : la red room, la pièce au tableau…

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~ par 50 ans de cinéma sur 21 mai 2017.

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