Le livre de Jérémie, 2005

The heart is deceitful above all things

Asia Argento

On saura déjà gré à Asia de replacer le nom Argento au firmament du cinéma. Reconnaissons, toutefois, que si la question de la filiation est bien présente dans son oeuvre, cette réussite lui incombe pleinement, sans surmoi paternel.
Jérémie, c’est l’enfant d’une ogresse, une mère folle et sexy, prostituée des bas fonds. A travers les yeux de l’enfant, la romancière schizophrène JT Leroy avait imaginé une galerie de personnages cabossés comme dans un blues de fin du monde.
Après un premier film (pour moi très oubliable, mais qui a ses fans) Asia Argento convoque les figures les plus usées du ciné indé US (sex, drogue& rockn’roll, road movie, puritanisme…) et quelques icônes underground bien encombrante (Marilyn Manson, Peter Fonda…).
L’ultime qualité du film est d’en faire un moteur et même mieux, une évidence.
La jeune réalisatrice a des comptes à régler autour de la question de la filiation?
Elle s’est retrouvée dans le destin d’un gamin qui suit sa mère prostituée destroy (qu’elle incarne elle même génialement) de bars en motels.
Asia ne manque pas d’attitude, mais celle-ci ne vient plus phagocyter la puissance de son regard !

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~ par 50 ans de cinéma sur 18 mai 2017.

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