Psiconautas, 2016

Pedro Rivero & Alberto Vazquez

Nous autres, cinéphiles post post modernistes, sommes nous condamnés à la comparaison infinie?
Pas très juste pour Pedro Rivero et Alberto Vazquez : leur personnage principal a des airs de Jack Skellington et certaines de leurs visions rappellent « Le labyrinthe de Pan ». Il n’en fallait pas plus pour que nous évoquions « Psiconautas » à nos amis comme un conte burtonien ou encore comme le film d’animation dont rêvait Guillermo Del Toro. Nous pensions être gentils.
Les cinéastes catalans n’ont pas fini d’entendre ce genre d’associations, pas sûr que cela leur fasse longtemps plaisir.
Et puis insistons : ce n’est pas juste. Car ceux qui regarderons leur film découvrirons une oeuvre d’une totale singularité.
Sur une île ravagée par un désastre écologique, différentes créatures tentent de survivre, affrontant des démons et des légendes.
Les parents se délectent de la mort, leurs enfants fuient le monde qu’on leur a laissé.
Durant ses premières minutes, «Psiconautas » poétise le spleen adolescent d’un oisillon qui se rêve en héros et nous tire des rires devant un chien mécanique hargneux autant que stupide.
Toutefois, une inquiétante étrangeté règne, et lorsque 2 rats se battent à mort dans une décharge, les reflets de la crise espagnole irisent, sous les couleurs pastels de ce beau dessin animé horrifique.

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~ par 50 ans de cinéma sur 15 mai 2017.

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