La clepsydre, 1973

Sanatorium pod klepsydra

Wojciech Has

Jozef vient rendre visite à son père dans un étrange sanatorium. Peu à peu, il se perd dans le bâtiment, il s’égare dans ses souvenirs, ses rêves d’enfants, son passé et ses fantasmes.
Devant ce bloc de matières mystérieuses, beaucoup de questions nous assaillent :

Les frères Coen ont-ils puisés la mystique juive de «A serious man» dans le sabbat kabbalistique de Wojciech Has?
Mike Mignola a-t-il décalqué cet incroyable sanatorium envahi de lierre et de vermine pour les aventures de son Hellboy?
Si Andreï Tarkovski avait embauché Mario Bava comme chef opérateur, le résultat aurait-il ressemblé à cela (des travellings à l’échelle d’une ville, enveloppés par des fumées bleues et rouges)?
Pourquoi les pontes de Warner Bros n’ont-ils pas tenté cette expérience de la sorcellerie sur grand écran avant de rater les adaptations de «Harry Potter»?
Evidemment, «La clepsydre» ne répond pas à ces questions futiles. Le film n’a d’ailleurs que faire de nos interrogations et ne s’embarrasse jamais d’éclaircissements. Il nous laisse juste la satisfaction de penser qu’un cinéaste polonais a créé dans les années 70 un univers dont la folie noire éclairera désormais nos rêves cinéphiles.

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~ par 50 ans de cinéma sur 6 avril 2017.

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