Tire encore si tu peux, 1967

Se sei vivo, spara

Giulio Questi

Le western psychédélique est un sous genre fragile. Pour une réussite psychotrope (« El topo » de Jodorowski), combien de Z sous tranxène (de « 4 de l’apocalypse » de Lucio Fulci à « Bluberry » de Jan Kounen).

Le chef d’oeuvre de Questi reste en marge du trip cactus/peyotl/fantômes indiens. Il n’en dégage pas moins une grande puissance hallucinogène.

Questi ne se prétend héritier de rien. Il embauche le génial bouffon Tomas Milian mais le maltraite comme personne n’avait osé. Le pauvre interprète de Cuchillo se retrouve dans un artefact de western qui s’inspire directement de la Bible tout en laissant saillir une étonnante fascination sadomasochiste.

On savait les cow-boys vénaux et lubriques. Ils révèlent leur inconscient de jeune fille à une population repue de fantasmes. Le choc est rude. Les braves gens se sentiront dans l’obligation de prendre en charge l’hyperviolence, marque de fabrique d’un western italien déjà au début de sa fin.

Le desperado devient Christ, missionnaire sacrifié par des fidèles trop zélés.

Sodome était en Amérique.

 

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~ par 50 ans de cinéma sur 26 mars 2017.

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