Le petit garçon, 1969

Shonen

Nagisa Oshima

Zur ARTE-Sendung Der Junge 1793923: Nach einer wahren Begebenheit in Japan: Takeko (Akiko Koyama) wirft sich absichtlich vor Autos, um dann Geld von den besorgten Fahrern zu erpressen. © 1969 Oshima Productions Foto: ARTE France Honorarfreie Verwendung nur im Zusammenhang mit genannter Sendung und bei folgender Nennung "Bild: Sendeanstalt/Copyright". Andere Verwendungen nur nach vorheriger Absprache: ARTE-Bildredaktion, Silke Wölk Tel.: +33 3 881 422 25, E-Mail: bildredaktion@arte.tv

Un homme, échoué de la seconde guerre mondiale, fait de son fils de 10 ans un kamikaze des rues en le forçant à se précipiter sur des voitures pour ensuite faire chanter les conducteurs. Comme la plupart des enfants maltraités, le gamin fait du zèle, tant il croit ainsi sauver sa famille.
Oshima transforme ces marchandages sordides en d’étranges rituels à la géométrie variable, dans lesquels la victime deviendra progressivement démiurge.
Par une séquence à la fois triviale et métaphysique, le «Petit garçon» va opérer sa mutation : il se voit rabrouer par un agent de gare pour avoir demandé un billet au tarif enfant. Avec ton costume de collégien, tu es un homme !
Il le deviendra. Achevant son périple ferroviaire au bord de la mer pour invoquer l’esprit de sa grand-mère, le jeune héros reviendra dans le nid familial vicié pour en reconfigurer les éléments : plus qu’un homme, il va devenir l’homme du foyer.
Une complicité étrange va se nouer avec sa belle-mère qu’il aurait pourtant toutes les raisons de détester, de l’aveu même de cette dernière. Un nouveau couple se forme et Toshio, lors d’errances enneigées, semble être le père de son frère.
Nagisa Oshima réserve au Japon d’après guerre le même sort que Fassbinder administrait à l’Allemagne ou Elfriede Jelinek à l’Autriche. Les pères castrés ne peuvent que remuer les cendres de leur monde pour faire apparaître une jeunesse sauvage qui ne maîtrise pas ses forces.
Avant de finir par une enquête récapitulant le fait divers qui l’a inspiré, le cinéaste conclut de manière fulgurante : l’enfant qui pleurait en se cognant contre les carcasses de métal finit par tuer une automobiliste d’un seul regard. Mais, sait-il que faire de ce nouveau pouvoir ?

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~ par 50 ans de cinéma sur 7 février 2017.

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