Un éléphant ça trompe énormément, 1976

Yves Robert

90902

J’ai toujours accordé une légère préférence à la seconde partie du diptyque amitié/maturité de Robert et Dabadie. Parce qu’un voile d’âpreté lui apporte un surplus de profondeur mélancolique, mais aussi parce que le groupe y est plus homogène.
Malgré son aspect film de bande, «Un éléphant…» reste le film d’un acteur.
C’est un grand film car il s’agit d’un grand acteur… un acteur justement qui donne du talent à ses partenaires; un acteur contemporain des plus grands sans qu’aucune concurrence ne nous vienne à l’esprit, un acteur dont la voix chaude a fait frissonner Catherine Deneuve comme elle nous a emmenée dans la forêt des rêves bleus, un acteur qui tutoie Marcello Mastroianni et me fait penser que Peter Sellers n’est pas tout à fait à la hauteur, un acteur qui a fait de sa pilosité faciale un objet de chorégraphie : quand la moustache n’est pas en vedette, c’est le sourcil qui brille… un acteur qui reste classe en amant trompé, en séducteur à contretemps, en peignoir sur un rebord de fenêtre…
Un acteur pour lequel j’aurais pu me contenter de 3 mots : Merci Monsieur Rochefort!

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~ par 50 ans de cinéma sur 4 février 2017.

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