La splendeur des Amberson, 1942

The magnificent Ambersons

Orson Welles

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Je me souviens avoir lu qu’Orson Welles s’était désolé de ne pas obtenir les nuances idéales censées différencier la vapeur cristalline qui s’échappait de la bouche de ses acteurs en hiver de la fumée noire sortant de la tuyauterie d’un ancêtre d’automobile.
Vu aujourd’hui, l’homogénéité des buées entre humains et machine accentue cruellement la déchéance de la famille Amberson, aristocrates arrogants qui ne comprennent rien à la révolution industrielle en cours.
Le cinéaste ne les ménage pas. On peut s’ébahir de la pureté de chaque plan mais aussi de son tranchant. Welles, lui-même grand industriel en butte avec l’industrie, montre tout ce que la grammaire du cinéma mondial utilisera durant les 50 prochaines années. Pourtant, il semble avoir conscience d’être un homme du passé.
La caricature du style wellesien consiste à filmer en contre-plongée afin que les plafonds et sommets dominent les personnages. Le réalisateur règle la question en une séquence sidérante : durant une veillée funèbre, nous comprenons brutalement que cette histoire est filmée depuis le point de vue du défunt comme les dernières images qu’il emportera.

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~ par 50 ans de cinéma sur 30 novembre 2016.

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