Le petit César, 1931

Little Caesar

Mervyn LeRoy

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«La femme au portrait» de Fritz Lang, m’a quelque peu déçu. Film fétiche du grand Chabrol, j’en espérais un venin plus puissant.
Tout de même, une intranquilité subsiste, même après le réveil du bonhomme Edward G. Robinson. Or, cette étrangeté n’ est pas entièrement due à la mise en scène langienne. Peut-être se cache-t-elle au fond du regard du bonhomme…
Robinson aura joué les pères tranquilles plus souvent qu’à son tour, mais rien ne saurait effacer le souvenir de ses débuts dans une fulgurante série B Warner!
Il s’y prénomme César mais fait plus songer à Néron, l’oeil brillant et la lèvre frémissante à l’idée de brûler Chicago. Les plans suggestifs et le montage sec de Mervin LeRoy laissent toute la place à l’acteur pour incarner la démesure de ce gangster que l’on croirait sorti d’une tombe de la Hammer.
Ivre d’une rage désespérée, on croirait le voir deviner que James Cagney lui ravira le trône d’ici peu…

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~ par 50 ans de cinéma sur 27 novembre 2016.

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