Le justicier de Shanghaï, 1972

Ma yong zhen / The boxer from Shantung

Chang Cheh

getimage

On célèbre avec raison les peintures animées de King Hu dans des films de sabres réflexifs et élégiaques comme «A touch of zen» ou «Raining in the mountain».
Toutefois, dans ma découverte du cinéma d’action asiatique, j’avoue une préférence pour les bastons gores filmées par Chang Cheh.
Tous ses films n’ont pas bien vieilli. Sur presque 70 longs métrages, la série B a parfois viré au Z, mais aura au moins permis aux rappeurs new-yorkais de de trouver des noms rigolos… Ajoutons que les retitrages anglais et français n’ont pas aidé à la reconnaissances, comme ce justicier, parfois désigné comme «Le nouveau justicier de Shangaï».

02qvc9j
Après de nombreux films en costumes, dont l’inoxydable classique «La rage du tigre», le cinéaste se met au polar urbain. Il faut dire que depuis peu, le cinéma de genre hong-kongais risque de se dissoudre dans l’ombre du phénomène Bruce Lee.
Le tigre prouve qu’il n’avait rien à craindre du dragon.
A travers une trame de western classique (un étranger arrive en ville et s’oppose aux gangsters locaux), il construit un opéra de la violence où son maniérisme fait merveille. Le décors est littéralement détruit sous toutes les formes de combat (karaté, gunfight…) qui culminent dans une bataille à coup de hache.
C’est violent, sanglant, sec et sale mais on comprend très bien que le futur disciple John Woo s’en soit inspiré comme d’un comédie musicale.

Publicités

~ par 50 ans de cinéma sur 4 novembre 2016.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s