Fantasmes, 2000

Gojitmal

Jang Sun-Woo

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Que serait «9 semaines 1/2» sans Joe Cocker et les filtres bleutés ?
Peut-être «Fantasmes», dégraissage absolu de la passion amoureuse. Des personnages réduits à leurs initiales se rencontrent, s’attirent et ne vivent finalement plus que pour leurs rencontres.
Une étudiante de 18 ans cherche un homme afin de perdre sa virginité. Un sculpteur, marié, de 38 ans, lui offrira une série de leçons pornographiques dont lui-même (surtout lui) ne sortira pas indemne.
Jang Sun-Woo observe avec minutie les rituels de ce couple qui se sait provisoire. Le cinéaste n’érotise rien et ne joue pas l’épate bourgeois non plus. Il se concentre sur ce qui nous renseigne, depuis l’extérieur, sur l’addiction qui s’est établie entre cet homme et cette femme.
Le cinéma fait donc son boulot, soit regarder les corps et enregistrer la parole. Car «Fantasmes» rappelle constamment que le fantasme est inaccessible pour qui est étranger au désir de l’autre.
La chair est parfois triste, au bord même du ridicule, mais le film fascine par ce qu’il laisse filtrer des deux cerveaux à l’oeuvre.

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~ par 50 ans de cinéma sur 8 octobre 2016.

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