Paris qui dort, 1923

René Clair

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C’est un fantasme que l’on imagine intime mais qui se révèle fort répandu (le propre des fantasmes en fait) : mettre le monde en pause.
Benny Hill l’a fait, Adam Sandler aussi… c’est René Clair qui l’a représenté en premier.
«Paris qui dort» dénude les fondements du cinéma. Si le cinéma est bien composé par le temps et l’espace, alors le film de Clair en propose une définition à même l’écran.
Un scientifique invente un rayon qui endort les gens, en les figeant dans leur position et leurs actes, quelques personnages ont échappé au spectre du rayon et vont découvrir l’hédonisme dans un Paris peuplé de statues.
Le temps est figé, l’espace infini… et le film utopiste lorsqu’au détour d’un plan un quidam comprend que dans ce monde bulle, l’argent ne lui est plus d’aucune utilité. La jouissance se passe de lutte et de pouvoir.

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~ par 50 ans de cinéma sur 14 septembre 2016.

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