L’obsédé, 1965

The collector

William Wyler

Dans la « Rumeur », il me semble que William Wyller ratait tout. Ni angoisse, ni trouble, le film se laissait guider par de languissantes bonnes intentions.

Habitué des projets monumentaux (« La loi du Seigneur », « Ben-Hur »), le cinéaste découvre aujourd’hui l’intimité d’un cerveau torturé : une chambre, 2 acteurs, que de la violence!

Samantha Eggar n’ouvre pas encore sa féminité fluide au regard d’un cinéaste entomologiste (ce sera David Cronenberg, 15 ans plus tard) mais se confronte néanmoins à d’opaques démons masculins. Lesquels démons sont retenus à grand peine par les yeux bleus de Terence Stamp.

Le titre original (« The collector ») comme sa version française traduisent l’inconscient du cinéphile et confirment une intuition : la perversité sied mieux aux histoires d’amour sur pellicule que les bons sentiments.

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~ par 50 ans de cinéma sur 16 août 2016.

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