Répulsion, 1965

Repulsion
Roman Polanski

Repulsion3

En 1965, Roman Polanski est âgé de 32 ans, il lui reste pas mal d’épreuves à vivre mais c’est déjà un cinéaste profondément torturé. Bientôt, il parodiera lourdement le cinéma d’épouvante avec « Le bal des vampires ». L’exercice gothico psychédélique auquel il se livre présentement nous laisse penser que Polanski aurait injecté plus de sang frais aux vieux anglais de la Hammer sans second degré.
Ne regrettons rien, car s’orchestre ici une rencontre magnifique : pour incarner la névrose féminine et la phobie masculine, l’objet du désir et la pulsion de mort, Justine devenue prude ou Alice brisant le miroir, Polanski a choisi Catherine Deneuve.
La belle Catherine deviendra la reine Athéna du cinéma français. Rien n’est à regretter mais on peut s’extasier de ce qu’elle a inspiré aux cinéastes d’ailleurs. Esclave volontaire chez Ferreri, maîtresse sadienne chez Bunuel… Hitchcock en avait rêvé !
Elle est saisie, dans « Repulsion » comme le fantasme sexuel ultime. Au milieu de visions que Lynch ne reniera pas, elle perd pied et semble nous supplier de son regard perdu.
Mais, nous supplie-t-elle d’abréger sa souffrance ou de la rejoindre dans ce cauchemar charbonneux?

Repulsion

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~ par 50 ans de cinéma sur 14 août 2016.

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