Shock corridor, 1964

Samuel Fuller

1964 est plus proche de la fin de carrière que du début pour le grand Sam. Les décennies à venir lui laisseront de moins en moins d’espace pour réaliser ses films, comme si l’époque n’en avait plus besoin, tant il avait tracé la voie pour les mavericks qui deviendront les vedettes du nouvel Hollywood.

Sam en était peut-être conscient, chaque film ressemble à un dernier round sur lequel on mise tout : l’honneur, l’énergie, l’argent, la santé. Mais Sam s’en foutait peut-être aussi, chaque film ressemble à une première oeuvre dans laquelle on place tout : l’espoir, les idées, le sens de l’image.

Peut-être que l’on reconnaît les grands cinéastes au fait que chaque opus est unique tout en étant un portrait fidèle de ceux qui l’ont créé, de leur époque, de l’univers dans lequel ils ont germé.

Une attitude résumée dans une phrase que les français aiment à citer : pour faire un film « you need only a girl and a gun » (ou l’inverse).

Mais Fuller est le premier à en rire. D’abord il lui faut moins que ça pour bousculer ses spectateurs. Ensuite, il met souvent bien plus dans ses fulgurantes séries B.

Pour l’exemple : « Shock corridor » , histoire d’un journaliste qui se fait enfermer en hôpital psychiatrique pour obtenir un scoop, est très rapide, très puissant, très direct, très beau et très politique. Cela paraissait facile, mais pour cela, il fallait tout mettre sur la table, ses rêves, sa santé, son argent, son honneur…

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~ par 50 ans de cinéma sur 10 août 2016.

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