Pour une poignée de dollars, 1964

For a fistful of dollars
Sergio Leone

La légende est connue : une salle placard où 3 spectateurs égarés découvrent le remake inavoué d’un film de sabre de Kurosawa, 3 spectateurs qui amenèrent des amis le lendemain qui en parlèrent à leurs propres amis…

Pour les cinéphiles, le premier « dollars » de Leone est une borne, celle qui lance la révolution pop du cinéma européen.

Personnellement, j’aime cette oeuvre séminale, également car elle est un peu moins bien que ses descendants. Leone sort de 2 péplums qui embarrassent sa filmographie comme faux premiers films.
Pour l’heure, il n’est qu’un artisan appliqué. « Pour une poignée de dollars » est encore cet objet fragile, cette expérience d’alchimiste, le film d’avant.

Leone expérimente mais il est encore dans le cadre de la série B. Clint échauffe ses armes, Gian Maria Volonte répète le numéro de salaud grandiose qui explosera dans la suite, Morricone fait ses gammes.

Tout est génial dans « Pour une poignée de dollars » mais on peut conserver l’impression de l’aimer encore un peu en secret.

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~ par 50 ans de cinéma sur 9 août 2016.

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