The sadist, 1963

James Landis

Et si les très glamours Bonnie Parker et Clyde Barrow rencontraient dans leur arbre généalogique les bouchers consanguins de «massacre à la tronçonneuse»?

Sous le soleil du Sud, s’opposent la rigueur puritaine à la dégénérescence white trash. Landis filme 5 acteurs dans un garage abandonné avec le désert comme seul horizon. Nous regarderons donc des véhicules morts et écouterons des révolvers claquer dans le vide.

Dans une série B sous tension, le spectateur attend un éclat cathartique ou rédempteur comme une plaie purulente se viderait enfin. Les modernes ont détourné le procédé pour aboutir au néant.

«The sadist» est une série B moderne. Les éclats ne sont pas rédempteurs et ne nous offrent qu’un simulacre de défouloir. Les dernières images s’abandonnent dans la contemplation de la mauvaise pulsion… et nous laissent seuls avec elle.

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~ par 50 ans de cinéma sur 6 août 2016.

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