Le silence, 1963

Tystnaden
Ingmar Bergman

L’enfance et la guerre, une nouvelle fois. Quand Bergman joue la partition, une intimité profonde s’élabore. Comme si cet enfant, c’était lui et, forcément, un peu nous.

Ester et Anna sont sœurs. Accompagnées de Johann, le jeune fils d’Anna, elles traversent un pays qui leur est étranger et qui, semble-t-il, est en état de siège. La maladie d’Ester les oblige à faire une halte dans un hôtel.

« Le silence » fait partie des films qui ont établi la réputation d’austérité du maître suédois. Le titre, déjà, rappelle nombre de caricatures (voir le sketch, très drôle, de Jacques Villeret).

L’homme poursuit une quête du beau qui peut passer par une grande solennité. Mais c’est parce que Bergman est un homme cinéma, un artiste qui vit sont art, recomposant son univers pour la mise en scène. L’hiver suédois ne permet pas une lumière suffisante pour les caméras? Ce sera donc la saison du théâtre!

Plus tard, la même troupe de techniciens et de comédiens se retrouvera le temps d’un film, et capter le soleil d’été, pour, comme ici, sculpter des images de cristal.

(voir aussi Persona, 1966)

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~ par 50 ans de cinéma sur 5 août 2016.

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