Le Mépris, 1963

Le mépris
Jean-Luc Godard

A la tragédie des hommes ridicules, Godard préfère manifestement les beautés du cinéma. La romance médiocre s’étiole sous le regard des dieux antiques. Les humains n’auraient plus que leur cynisme, ricanant d’Ulysse prolongeant son odyssée afin de ne pas retrouver la (pas si) fidèle Pénélope.

Si la mythologie et les idéaux s’engluent, le cinéaste décide d’apporter un dernier espoir aux passions humaines : leur représentation sur pellicule. On peut d’ailleurs se demander s’il n’a pas monté toute l’entreprise pour la figuration qu’il effectue en interprétant l’assistant de Fritz Lang, lui-même dans son propre rôle (manière de devancer tous les hitchcocko-langiens de la nouvelle vague et surtout Truffaut, intervieweur de sir Alfred).

Et si le cinéma doit périr sous la bêtise de ceux qui en organisent le commerce, au moins aura-t-on vu les beautés du « Mépris ».

Avec délectation, Godard déclame son générique de début comme en miroir des minauderies de Bardot. Tu les aimes mes jambes… sans doute, mais on aime aussi la photo de Raoul Coutard et la musique de Georges Delerue.

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~ par 50 ans de cinéma sur 4 août 2016.

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