L’île nue, 1961

Hadaka no shima
Kaneto Shindo

« L’île nue » pourrait, dans ses premiers plans, évoquer une caricature de cinéma japonais, soit le ballet hiératique des hommes courbant l’échine face aux éléments.
On y voit une famille de paysan entretenir un modeste potager sur l’île du titre, rocher volcanique desséché perdu en bord de mer. Quotidiennement, père, mère et fils se succèdent pour aller chercher de l’eau potable sur la côte. L’humilité et la souffrance.

Le panthéisme initial est un leurre. Kaneto Shindo lance un cri silencieux, celui des hommes chassés de l’Eden découvrant l’horreur du monde.

Ce film est un geste de colère contre Dieu.

Publicités

~ par 50 ans de cinéma sur 9 juillet 2016.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s