Blue ruin, 2013

Jeremy Saulnier

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Beaucoup de fantasmes se cachent dans ces ruines : le film d’horreur white trash ultime? le néo western que Carpenter ne tournera jamais?

Le jeune cinéaste affronte les attentes tout en jouant les chemins de traverse et bien lui en prend.

Nous regardons effectivement un film d’horreur (on y suit la vendetta hyper violente entre hillbillies tragiques), tout autant qu’un poisseux western (l’éternelle vacuité du territoire américain est scrutée avec angoisse et majesté), mais c’est aussi un film contemplatif.

Ainsi, lorsque le héros se voit sauvé in extremis par les talents de sniper d’un ami, il s’extasiera longuement sur l’impact de la balle dans le visage de son bourreau.

Cette fascination mêlée d’effroi (et d’humour noir, la scène est aussi hilarante) semble définir la démarche de Jeremy Saulnier qui adopte un style documentaire pour conter un drame de série B.

Très peu d’histoire, à peine plus de personnages, pour des enjeux absurdes… «Blue ruin» se déroule en une suite d’affûts, de plaies et de douleur.

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~ par 50 ans de cinéma sur 25 avril 2016.

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