Le cauchemar de Fantoche, 1908

Emile Cohl

1908 Le cauchemar de Fantoche

Un petit bonhomme découvre un monde horrible.
Fin têtard de traits blancs, il se fait absorber par l’écran noir dans lequel il vit et se surprend à devenir un personnage qui n’a plus d’autre choix que de créer le mouvement.
Il semble que ce personnage ne vive que pour le cauchemar, l’obscurité étant son univers.
Les lignes se tordent en un récit absurde, durant lequel Fantoche est à la fois victime et bourreau.
Emile Cohl aimait les clowns fauteurs de trouble, et c’était peut-être le même Fantoche qui narguera, la même année, les spectateurs d’un théâtre dans «Fantasmagorie».
Le travail admirable de Serge Bromberg m’aura permis de découvrir ce dessin animé pionnier dans une salle de cinéma. La dimension cauchemardesque y prenait toute sa dimension, cette fragile ligne (pas si) claire menaçant sans cesse de nous emporter avec elle dans le vortex des images disparues.

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~ par 50 ans de cinéma sur 17 avril 2016.

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