Avant que j’oublie, 2007

Jacques Nolot

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Si ses personnages n’avaient pas été homosexuels, « Avant que j’oublie » aurait pu se trouver brouillé par l’hypothèse de la guerre des sexes. La question de la domination masculine ne se posera pas ici, et c’est tant mieux.
Pourtant, Nollot ne traite pas de l’homosexualité. D’ailleurs, il ne traite de rien, il affronte. Il affronte la représentation de la sexualité (et réalise ainsi des séquences d’une violence impressionnante), et les angles morts du désir.
D’une grande crudité, qui le rend digne des oeuvres de Piallat ou Fassbinder, « Avant que j’oublie » nous confronte aux zones d’ombres de nos envies et de nos pulsions. Nollot parvient à créer une tension terrible par ses moyens de cinéaste sec et direct. Il pense durée et déploie ainsi des images parmi les plus puissantes du cinéma français.

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~ par 50 ans de cinéma sur 14 avril 2016.

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