L’homme qui en savait trop, 1956

The man who knew too much

Alfred Hitchcock

themanwhoknewtoomuch06

Les aficionados l’admettent bien volontiers : les films anglais du grand Alfred sont drôles et malins mais le maître a atteint son nombre d’or avec la grande machinerie hollywoodienne.
Lui même s’en amusait, jusqu’à réaliser un remake de son propre «L’homme qui en savait trop» (pas de hasard). Il ne se privera pas pour affirmer que cette nouvelle mouture est supérieure à l’originale… il avait raison.
Hollywood se met au service d’un caprice d’esthète qui est aussi une machine de cinéma rêvée. Hitch déploie le Technicolor pour approfondir le noir, torture James Stewart (encore plus masochiste qu’un acteur britannique), s’auto parodie dans une scène de suspens géniale (ah le bruit des semelles de crêpe…) et ouvre la voie à ses disciples en soulevant un rideau d’opéra (on peut penser que De Palma ne s’est jamais remis du revolver brandit lentement alors que Bernard Herrmann prépare son coup de cymbale).
Un film fabriqué par un homme qui savait nous faire aimer le cinéma..

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~ par 50 ans de cinéma sur 28 février 2016.

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