Sérail, 1975

Eduardo De Gregorio

serail-04

La villa isolée, un peu décrépite, mais pleine de noblesse, c’est le décors des pièces de Sade et de beaucoup de pornos (option Marc Docel).
Pour son premier film, l’argentin Eduardo de Gregorio joue avec cette idée de manière subtile et retorse, manipulant avec ironie nos pauvres fantasmes de voyeurs.
C’est l’histoire d’un romancier qui achète une maison dans la campagne du sud de la France pour y écrire tranquille mais découvre que la demeure est habitée (hantée?) par 3 femmes étranges.
Un tel pitch peut nous orienter vers un certain nombre de titres gaillards, à moins de se perdre dans une fable érotico conceptuelle (option Robe-Grillet).
Or, si «Serail» est, à l’évidence, plus proche des «cahiers du cinéma» que de «Penthouse», la sensualité drôle et douce qui l’innerve donnent raison à Marshall McLuhan en rappelant que le cinéma est un média chaud.

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~ par 50 ans de cinéma sur 10 février 2016.

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