L’éventail de Lady Windermere, 1925

Lady Windermere’s fan

Ernst Lubitsch

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La rencontre entre Ernst Lubitsch et Oscar Wilde avait quelque chose de piquant. Les 2 hommes partagent une fascination pour les rituels bourgeois comme pour les jeux de l’amour et du mensonge.
Toutefois, l’allemand, en adaptant la pièce de l’anglais, se révèle moins acide que ce dernier. Il se concentre sur la chorégraphie du marivaudage et la pure dynamique du vaudeville, les regards mutins et les moustaches qui frisent. Lorsqu’il se plaignait de ne pas avoir le génie de Feydeau, Godard devait songer un peu aussi à Lubitsch.
Tout de même, le cinéaste se permet, dans le dernier acte, une séquence délicieuse où les protagonistes se poursuivent et s’épie dans un jardin transformé en labyrinthe de haies. Les visages seuls surplombent les arbustes, transformant le boulevard en kabuki sentimental.
On peut alors songer à ces mots : l’être humain n’est jamais lui-même en son nom, donnez lui un masque et alors il vous dira la vérité. Des mots d’Oscar Wilde!

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~ par 50 ans de cinéma sur 26 janvier 2016.

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