Kill Bill vol.2, 2004

Quentin Tarantino

kill-bill-vol-2-2004-40-g

Tarantino est très fort ! On pourrait presque lui en vouloir, d’être aussi fort. Sur son diptyque merveilleux, il convoque la fine fleure du cinéma de genre dans le but, semble-t-il, de prouver qu’il est capable de faire mieux. Tarantino crie son amour pour le Chambara et le western italien mais, parallèlement, prétend se mesurer à Kobayashi et Solima, à Fukasaku et Fulci… et il y parvient. Souvent.
Le dilemme est alors insoluble pour le pauvre nerd ainsi malmené. Peut-on aimer cette
parade clinquante et prétentieuse au risque de nier des années d’amours inavouables ? Mais peut-on ignorer telle orfèvrerie du cinéma que l’on affectionne ?
In fine, rappelons-nous que ce cinéma ne s’est jamais embarrassé de telles questions. Qui oserait demander s’il doit se laisser aller à aimer Leone sous prétexte qu’il dénature Ford ?

Publicités

~ par 50 ans de cinéma sur 17 janvier 2016.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s