Les affranchis, 1990

Goodfellas

Martin Scorsese

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Après la tempête médiatique déclenchée par sa piéta cinématographique, Scorsese effectue un retour aux sources du côté de Little Italy, avec les premiers fidèles, Robert De Niro et Joe Pesci.

Tant qu’à regarder en arrière, pourquoi ne pas se lancer dans un récit initiatique avec portrait en creux des évolutions de l’Amérique ?

Il ne le savait pas, mais cette décision fit de Martin Scorsese un réalisateur commercial. Le succès de « Goodfellas » lui ouvrira les portes des studios et les porte-monnaie de leurs dirigeants pour des enveloppes de plus en plus conséquentes. Ce film l’inscrira surtout définitivement comme auteur culte. Le glam pop des gangsters sixties et la performance explosive de Joe Pesci en inspireront beaucoup. Les années 90 auraient aussi leur Tony Montana !

Pourtant, si tout le monde aime « Goodfellas », beaucoup oublient ce qui en fait la grandeur. Soit une écriture foisonnante et complexe qui rend inoubliable le moindre second couteau ; une mise en scène d’une folle inventivité mais jamais complaisante dans ses effets ; et puis une âpreté unique qui rejoint celle des grands mythes.

« Goodfellas », avec ses flingues et ses dollars ensanglantés, ses traînées de cocaïne et ses tables de jeu n’est autre qu’une histoire de royaume perdu et de princes déchus.

Movie_Goodfellas

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~ par 50 ans de cinéma sur 1 décembre 2015.

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