Les chasses du comte Zaroff, 1932

The most dangerous game

Ernest B. Schoedsack & Irving Pichel

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Dans cette adaptation d’une nouvelle de 1924, écrite par Richard Connel, pourrait se lire une prémonition de la guerre froide : un aristocrate russe piège un american hero dans une chasse à l’homme.
Plus sérieusement, le film de Schoedsack et Pichel constitue la matrice d’un siècle de cinéma d’action américain avec pléthore de remakes, plus («La comtesse perverse» de Jess Franco, «Surviving the game» d’Ernest R. Dickerson) ou moins («Chasse à l’homme» de John Woo) officiels.
Sur ce plan, les 2 entrepreneurs de spectacle assurent en 63 minutes (durée de série B parfaite) une aventure exotique à la fois efficace (les séquences de chasse très graphiques) et mystérieuse (le décor gothique, l’ambiance sadienne…).
S’opère ainsi la transition du roman victorien vers le film d’épouvante pop, les créateurs de la Hammer sauront s’en souvenir.
A la fin, Joel McCrea sauve Fay Wray et le méchant Zaroff meurt, dévoré par ses chiens.
Pourtant, une indicible angoisse ne parvient pas à se dissiper.
La belle connaîtra d’autres bêtes et le monstre n’a disparu que pour hanter les jeux vidéo à venir…

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~ par 50 ans de cinéma sur 26 septembre 2015.

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