Le conformiste, 1970

Il conformista

Bernardo Betolucci

le-conformiste

En ce début 70’s, les jeunes gens en colère, enfants de la guerre, se passionnent pour l’autre côté de la Force. Pasolini tournera «Porcherie» et «Salo», Fassbinder filmera «Lili Marleen», Liliana Cavani «Portier de nuit», Louis Malle «Lacombe Lucien»…
Ils n’en sortiront pas tous indemne, la fascination menaçant de l’emporter sur l’analyse.
Ce qui ne lasse pas d’étonner, vu de notre époque, c’est que ces jeunes gens n’étaient pas seuls. Des producteurs les ont suivi.
Une première chose charme dans «Le conformiste», c’est que l’histoire infiniment trouble d’un garçon faible et maltraité qui trouvera sa voie dans le fascisme, est réalisée avec le lustre d’une superproduction Léonienne.
La seconde, se nomme Jean-Louis Trintignant.
Alors que les acteurs sont souvent menacés par la tradition italienne du doublage systématique, il invente une partition zen qui déploie les talents qui l’entourent. Le casting, déjà vénéneux avec Stefania Sandrelli, Dominique Sanda ou le punk Pierre Clementi, se fait galaxie de méduse par le seul regard glacé de l’acteur.
Le génie de Trintignant permet à Bertolucci de prendre ses distances avec les thèses psychanalytiques du roman d’Alberto Moravia.
Ici, le cinéaste contemple le côté obscur mais n’y trouve aucune réponse aux crimes des humains. Juste l’obscurité.

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~ par 50 ans de cinéma sur 20 août 2015.

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