Téhéran, 2009

Tehroun

Nader T. Homayoun

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Le polar est social. Le western est topographique. Mais en scrutant la naissance d’une nation pour le second et en redéfinissant les cartes des villes pour le premier, ces 2 genres ont beaucoup à partager.

«Téhéran» est un polar, et un bon, très social et très noir. Toutefois, durant son générique de fin me revenait en tête l’accroche de «Et pour quelques dollars de plus» : là où la vie n’avait pas de valeur, la mort parfois avait son prix.

Voilà pour l’ambiance, mais au fond, je me fourvoie. En filmant un arnaqueur qui loue un nouveau né puis se le fait voler par plus malhonnête que lui, Nader T. Homayoun prouve que justement la vie a toujours un prix, celui de la misère.

Le polar nous en apprend sur le monde dans lequel nous vivons ou dans lequel vivent nos voisins. Le polar ne fonctionne que si ce qu’il dévoile nous révulse.

Lassé des ruelles du Bronx ou des braquages parisiens? Bienvenue à «Téhéran !

La fourmilière de la capitale iranienne propose une alternative délicieusement acide ainsi qu’un point de vue inédit sur une société d’habitude cantonnée aux nouvelles politiques anxiogènes.

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~ par 50 ans de cinéma sur 8 août 2015.

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