Terminus paradis, 1998

Lucian Pintilie

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Après des films de festival très reconnus («Le chêne», «Un été inoubliable») Lucian Pintille va braconner vers des terres improbables où il se perd entre les cartes dessinées par Kubrick et les chemins tracés par Chuck Norris.

Pour le meilleur, le cinéaste roumain réalise une série B de guerre.

Tout commence pourtant dans un pittoresque slave, pas très éloigné des histoires du voisin serbe Kusturica : un garçon et une fille tombent amoureux sous le signe de la cuite céleste. On boit, on se hurle son amour, on boit encore et le lendemain, on se sait épris lorsque la gueule de bois ne peut rien contre l’attendrissant sourire d’une jeune femme.

Mais, la gueule de bois ne peut rien non plus contre le service militaire. Le jeune homme joue les punks et les rebelles. Pourtant des forces supérieures se dresseront devant lui.

Pintille filme des militaires de terrains vagues qui rencontrent un général Kurtz dont la folie, dans l’univers si peu romantique de la Roumanie post Ceausescu, n’est que plus terrifiante.

Les personnages de comédie grinçante se perdent dans des marécages de film d’horreur et les héros pittoresques se mettent à transpirer un désespoir halluciné.

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~ par 50 ans de cinéma sur 14 juillet 2015.

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