L’armée des ombres, 1969

Jean-Pierre Melville

Après le grand spectacle sur la résistance que fut « Paris brûle-t-il? », Melville apporte sa propre pierre à l’édifice mémoriel. Fidèle à lui-même, il baisse la lumière et le son. 

Sur la musique glaçante d’Eric Demarsan, l’homme du « Silence et la mer » rejoue l’occupation en rendant hommage à celui qui l’avait prédit : Fritz Lang. La page sombre de l’Histoire de France se fait théâtre No. Rien ne servira, ici, aux commémorations ou remises de médailles. Les stars sont inquiètes, se protégeant de l’horreur comme des honneurs trop faciles.

Paris a brûlé, Melville la filme comme une ville de cendres.

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~ par 50 ans de cinéma sur 11 juin 2015.

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