Furyo, 1983

Merry Christmas Mr. Lawrence
Nagisa Oshima

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Oshima sent le climat japonais devenir malsain pour lui depuis ses « Empire des sens » et « Empire de la passion ». Il se tourne de plus en plus vers l’occident. Avant de partir quelques temps en retraite dans la France de Bunuel, le britannique Jeremy Thomas lui permet un dernier attentat anti-nationalisme nippon.

Ce sera le bien nommé « Furyo », romance de guerre androgyne dont on n’imagine pas d’équivalent en d’autres contrées.

La beauté du film tient de l’absence totale d’ironie avec laquelle Oshima filme son insulte. Pour conter les troublants tourments d’un colonel japonais attiré par l’un de ses prisonniers anglais, le cinéaste ose tous les lyrismes.

« Furyo » dévie, parfois, vers l’installation expérimentale en orientant ses stars iconiques vers un ballet abstrait. Mais, le cinéaste résiste au regard de Bowie et aux poses de Sakamoto grâce aux 2 autres hommes du film : Tom Conti et Takeshi Kitano qui prennent la part émotionnelle du film, un peu oubliée par la promotion de l’époque puis par la mémoire cinéphile. C’est d’ailleurs les 2 seconds rôles (et Sakamoto, mais à la musique) qui obtiennent la scène finale métaphysique durant laquelle Beat Takeshi lance la réplique bouleversante Merry Christmas Mr Lawrence!

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~ par 50 ans de cinéma sur 29 mai 2015.

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