La corruption, 1963

La corruzione

Mauro Bolognini

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Il s’agit d’un duel. De ceux fondamentaux pour l’humanité : un fils contre son père. C’est aussi un duel social qui oppose un idéaliste à un cynique, un jeune assoiffé de pureté qui veut se réfugier dans les ordres, face à un homme mûre qui a connu toutes les trivialités de la vie, Jacques Perrin fiévreux, face à Alain Cuny marmoréen. Le second emmène le premier dans une croisière destinée à lui faire oublier son voeux de chasteté.

Comme dans «Le mépris», les hommes voyages dans les paysages des dieux en espérant transformer le monde à leur idée. Comme dans «Le mépris», c’est une bataille perdue.

Ce duel d’hommes pourrait rester sèchement théorique s’il n’était filmé avec angoisse et mythologie par Bolognini. Mais, plus encore, il est traversé par le regard d’une femme. Rosanna Schiaffino apporte une sensualité inquiète entre les tirades sur le sexe et l’argent.

Par le trouble qu’elle provoque comme par les doutes qui traversent son regard, elle emporte ce conte noir de la masculinité.

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~ par 50 ans de cinéma sur 1 avril 2015.

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