Le plaisir, 1952

Max Ophüls

le plaisir

La ronde, lorsqu’elle s’entremêle au désir, se fait spirale morbide.

Avec son élégance coutumière, Ophuls suit des hommes qui s’accrochent à la vie par le biais de leur attirance pour les femmes. Tous seront perdus.

Un vieillard se masque pour se rendre au bal puis s’épuise pour une une danse. Les déchirements d’un jeune couple s’apaisent lorsque l’amante termine en fauteuil roulant. Le cinéaste filme le plaisir comme un mythe, tout au moins une tragédie.

Toutefois, la profonde mélancolie du film affleure d’autant mieux dans le sketch central du film, lorsque le gaillard Jean Gabin tente une caresse envers une prostituée en goguette à la campagne.
Le sourire qu’elle lui oppose et la compréhension triste qui se lit dans le regard de l’acteur résument un impossible à la source de la peine des homme comme de leur art.

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~ par 50 ans de cinéma sur 9 mars 2015.

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